« Cette équipe de France qui nous ressemble tant »

Rama Yadé est coutumière des sorties embarrassantes pour legouvernement français. Elle a affirmé je cite: »J’attends que l’équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels. Moi je les ai appelés à la décence en temps de crise. »
Il est vrai qu’une nuit à 590 euros, dans l’hôtel le plus luxueux d’Afrique, cela peut sembler beaucoup. Pourtant, cel n’est pas trop coûteux au regard des réceptions mondaines de l’Elysée, lesquelles sont payées par les contribuables que nous sommes.

Notre secrétaire d’Etat s’est ensuite fait recadrée par Roselyne Bachelot: il ne faudrait pas que de tels propos affectent le moral est les performances de notre fière équipe nationale.

Cela fait longtemps que l’on s’égare en critiquant le train de vie denos gladiateurs des temps modernes que sont nos sportifs. On cherche à y trouver d’aucun des exemples d’intégration, d’autres les voient au contraire comme des parvenus.
Je préfère quant à moi me tenir à distance de ce genre de commentaire.Je constate juste que notre formation nationale n’est que le reflet de notre société française: paradoxale.

Les joueurs de l’équipe de France, afro-européen des quartiers pour beaucoup, ont confié leur fierté de jouer dans le pays de Nelson Mandela. Pour Nicolas Anelka, ou Bakary Sagna, la perspective de jouer devant le héros charismatique est stimulante confient-ils à la presse. Ils redent hommage à son engagement, sa dévotion, son martyre pour une cause noble, celle de l’égalité de tous les hommes dans cette terre du bout du monde.
Pourtant, l’apartheid achevé, la situation sociale et économique des populations noires ne s’est pas beaucoup amélioré. Le bilan de l’ANC reste maigre, et les ventres bien bombés des quelques « diamants noirs », cadres du parti devenu milliardaires, cachent mal le fait qu’un africain du sud sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté, que l’Afrique du sud est un des pays les moins surs de la planète.

L’hôtel de luxe, le Pezula Resort Hotel, a été choisi non seulement pour son luxe pharaonique, mais parce qu’il est à l’écart de la ville, de l’agitation, loin de la misère aussi. Loin de la misère? Pas tant que cela.
Il y à quelques mois pourtant, vingt et un employé du palace ont été licencié pour faute grave. Cette faute, c’est d’avoir profité de la visite du ministre du Travail sud Afriacain, Membathisi Mdladlana, pour exposer leurs inquiétudes et leurs conditions de travails, problèmes auxquelles sont exposés l’immense majorité des communautés noires africaines. Les doléances ont été notés. Les griefs aussi, cette fois ci par la direction du Pezula envers ce qu’elle qualifie d’un manque de correction. Ainsi, les employés incriminés ont donc été tout simplement licenciés. Depuis des semaines, la population locale manifeste en dehors de l’hôtel contre ce qu’elle estime à juste titre, être des licenciements abusifs, caractéristiques de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Dans l’Afrique de Mandela, les observateurs avisés que sont les joueurs de l’équipe de France ne s’en offusquent pas. Ah Mandela, situ savais, les droits de l’homme ce que l’équipe de France en fait.
Rama Yadé, en tant que droit de l’hommiste, aurait dû le souligner, et mettre ces bleus là en face de leurs contradictions.

Pour rappel les jeux Olympiques de Pékin avait déjà démontré l’étonnante souplesse des délégations française à s’accomoder de la dictature chinoise.

Non, je ne me reconnais pas plus dans ces équipes de France là, que notre équipe de football. Mais à la différence de Marine Le Pen, ce n’est pas parce qu’eux ne chantent pas la Marseillaise par nationalisme, ce n’est pas le luxe non plus dont s’entoure ces sportifs qui me rend songeur.
Ce qui me gêne, c’est le manque de conscience sociale et d’implication politique de ces joueurs, vis à vis d’une cause qui pourtant devrait leur être cher: celles de ces millions de sud africains, de ces vingt et un employés victime du black jack d’une économie capitaliste à deux vitesse.

Ce qui me gêne peut être, c’est que cette équipe de France ressemble trop bien une certaine frange de société française, égoistement repliée sur elle même, sans véritables égards sur le délitement progressif du monde.

Décroissez, sous-multipliez vous

Excellent article, qui n’est pas de moi je le précise!:

Si vous appelez le studio new yorkais de Stefan Sagmeister en 2014, un message préenregistré vous répondra :

« Bonjour, ici Sagmeister Inc. Nous réalisons actuellement des recherches pendant un an. Nous serons de retour en septembre. Merci de nous rappeler à ce moment-là. »

Tous les sept ans depuis l’ouverture de son petit studio en 1993, le designer, qui a signé le « branding » des Rolling Stones, du Guggenheim Museum et de la chaîne de télévision HBO, s’offre une année sabbatique pour retrouver l’inspiration. Et tant pis s’il laisse ses clients en plan -l’insolent aurait refusé de dessiner un poster pour la campagne de Barack Obama-, il sait que c’est pour leur bien autant que le sien.

Plus de temps libre pour plus de productivité
Il s’explique :

« Au bout de sept ans, j’ai réalisé que mon travail commençait à s’uniformiser. J’ai donc décidé de fermer le studio pour un an pour trouver de nouvelles idées. Je voulais que mon travail redevienne une vocation. »

Stefan Sagmeister croit aux vertus du « travailler moins pour gagner plus », et il n’est pas le seul. Sagmeister Inc. fait partie d’une communauté grandissante d’entreprises américaines, de la TPE à la multinationale, à avoir mis en place des politiques dites de « temps personnel » qui, sous des formes diverses, permettent d’accroître la productivité des employés en leur donnant du temps libre.

Au pays du « work-alcoholism », où moins d’un travailleur sur dix part en vacances pour plus de deux semaines consécutives, la tendance a un goût de révolution.

Sagmeister l’affirme :

« Cela peut marcher pour n’importe quelle entreprise, quel que soit son secteur d’activité. J’ai vu des entreprises de quatre employés (la mienne), 60 [elBulli, le célèbre restaurant espagnol du chef Ferran Adrià qui ferme cinq mois par an pour concocter de nouvelles recettes, ndlr] et de grandes firmes multinationales mettre en place différentes formes de périodes “ off ”. […] Au final, ca marche financièrement : parce que notre travail est de meilleure qualité, nous pouvons demander plus d’argent. »

Le Scotch et le Post-it sont nés de programmes de « temps personnel »
La tendance, en réalité, n’est pas nouvelle. Déjà dans les années 20, le géant américain des produits adhésifs, 3M, s’était rendu compte des avantages motivationnels et financiers de telles mesures. De son programme de « temps personnel », qui permettait aux employés de la compagnie de consacrer 15% de leur temps de travail à des projets de leur choix, sont nés le ruban adhésif Scotch et, dans les années 80, le fameux Post-it.

Dans les années 2000, Google a popularisé le concept. Dans le cadre de son dispositif « Innovation Time Off », qui consiste à donner à certains ingénieurs la possibilité de consacrer 20% de leur temps de travail à la réalisation d’un projet personnel (qui doit tout de même rester lié à l’activité de la compagnie), Google a imaginé Gmail, Google News, AdSense et un service de bus « shuttle » pour ses employés californiens. [...la suite sur rue89.com]

Google s’affranchit de la censure chinoise

Google avec l’appétit qu’on lui connait désirait s’attaquer au marché chinois de la publicité en ligne et des moteurs de recherche.

Pour cela, il avait fait des concessions sur son portail d’information, en ne permettant plus la recherche associée du mot « Tibet » et « liberté ». C’était déjà une sacrée concession. Comment une entreprise américaine, apôtre de la liberté d’expression, pouvait laisser passer telles choses?

S’il est un droit inaliénable chez les américains, c’est le premier amendement de leur constitution, garantissant une liberté totale d’expression. Bien plus qu’en France. En témoigne le film Larry Flint, mais aussi le nombre de films dénonçant telles ou telles politiques(Les autres droits, au vu des entreprise américaines et leurs ingérences dans de nombreux conflits ne sont pas très respectés)

Cette liberté déjà bien limitée dans notre moteur de recherche préférée fut temporairement plus limitée encore, lorsque Google a du déposer un filtre sur son moteur de recherche cette fois-ci, sur les mot « Tibet » et « Free ». Et bien cette censure n’a pas été longtemps au goût du jour puisqu’aujourd’hui 16 mars on peut trouver les sites, blogs et associations dénonçant les exactions chinoises au Tibet.

Espérons qu’il n’y ait pas de raisons cachées derrière, mais j’ose croise que certaines entreprises multinationales croient encore à la liberté et à une certaine éthique. Et c’est tant mieux.

Les paradoxes de la situation actuelle: Allez, changeons de banque

Les banques nous ont précipité dans une « crise » économique. Leurs dirigeants, les actionnaires. Il a fallu l’intervention des Etats pour les renflouer. Et des voeux pieux: baisser la rémunération excessive des des gens là.

Pourtant aux dernières nouvelles, et bien rien de nouveau puisque les traders se partageront la petite somme de 2 milliards d’euros. Et qu’une partie de l’argent versée aux banques à été redonnée aux actionnaires sous forme de dividendes. Logique non?

C’est que notre petit monde est plein de paradoxes. Paradoxe? Oui, quand les tenants de la libéralisation de l’économie, les défenseurs des banques ne veulent plus d’Etats interventionnistes. Ils veulent un monde où tout le monde assume ses risques. Ainsi un ouvrier licencié ne mériterait pas ou peu d’aide de l’Etat. En effet, il n’avait qu’à faire des études, se frayer un chemin jusqu’en haut de la hiérarchie.

Pourtant, les grands managers, souvent issus de familles relativement aisés, sont parait-il rémunérés à la hauteur des risques qu’ils prennent. Beaucoup de risques, donc beaucoup de salaire. Ils devraient donc suivant la même logique être peu aidé par l’Etat. Pourtant une fois sans emplois, pour ceux qui le perdent, rien ne vaut un bon carnet d’adresse et quelques milliers d’euros d’économies pour passer le difficile cap d’un chomage transitoire.(http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-de-bonus-pour-bnp-paribas-les-raisons-de-sindigner.html ou encore les 250 millions de bonus de la SG pour ses traders etc…).

Digression: Quand on sait qu’un singe qui choisit ses valeurs à autant de performance sinon plus qu’un trader a Bac + 8… Mais un singe en costume c’est moins présentable et crédible devant les clients. Néanmoins, payer en banane serait moins onéreux…

« L’Etat doit disparaitre, sauf quand il s’agira de protéger les intérêts de ceux qui prennent des risques et gagnent les plus haut salaires. » On peut traduire cela en une autre maxime: »Le salaire est inversement proportionnel au risque pris »

Or, les Etats ont mis la main à la poche pour renflouer l’irresponsabilité et l’incompétence des traders et des grands managers. Pour sauver aussi les employés des banques, middle, back-office, commerciaux, et l’épargne.

Dans ce cas, on pourrait se dire que les petits cadres, les petits managers, les petits employés sont aussi exposés que les traders et les grands managers. Et que l’Etat a voulu sauver tout ces gens là. Pourquoi les employés, ailleurs que dans la haute finance, n’ont il pas une plus forte rémunération alors? Deuxième paradoxe.

Une autre règle se dégage:

« Les employés et personnes qui ne sont pas responsables des actes des traders doivent payer les mêmes conséquences que les traders, mais leurs rémunérations seront moins importantes ».

Troisième paradoxe, injecter de l’argent pour sauver les banques, oui. Mais pour la reconversion des sites industriels? Pour la mutation de l’économie en un système plus équitable, plus éthique et transparent? Dans les « plans » de relance la part à l’éthique, à l’écologie est de moins de 5% de l’ensemble de l’argent investi. 95% pour conserver le système, et moins de 5% pour le changer.

On peut en tirer une maxime encore:

« Il faut soigner le mal par le mal: quand le capitalisme va mal, réinvestissons dans le capitalisme ».

La liste des paradoxes est longue, mais je ne peux que verser une larme sincère en face de la crise qui secoue l’Espagne aujourd’hui. Les chefs d’Etat, les Etats ont donc mis la main au chéquier pour aider les marchés financiers. Ces derniers pourtant n’ont pas l’air très reconnaissants, menaçant l’Espagne et son déficit public.

Nous avons entendu monsieur Zapatero, premier ministre espagnol, déclarer en Angleterre, mi février que les marches étaient « très exigents, ils nous scrutent et nous mettent en difficulté » (El Pais » du 20 février 2010). Avant d’ajouter: »que les marchés se souviennent que les déficits publics se produisent parce que régne la loi de ceux qui veulent imposer sa réduction« .

Traduction en une autre maxime presque biblique:

« Etat, tu aidera les marchés, mais ces derniers ne t’aideront point ».

Je passerai sous silence que le déficit de la France, de l’Allemagne, et de la Belgique ne sont pas critiqués et battus en brèche par les marchés. Evident, non, car la capitale de l’Europe c’est Bruxelles, et que la France et l’Allemagne, l’Italie aussi sont des membres fondateurs. Pas l’Espagne. Bel exemple d’universalité des règles libérales européennes, de la loi omnipotente et impartiale du marché, plus dur avec les petits (Grèce, Espagne, Portugal, et les autres), qu’avec les puissants.

Là, la maxime serait plus simple: « On ne prête qu’aux riches, même s’ils sont plus endettés ». Autre traduction, la dette des Etats solvables est plus criticable que la dettes d’entreprises insolvables, comme les banques à l’heure de la crise.

Je conclurai sur une chose simple, c’est que pour changer de sociète, de système, il faut arrêter de prêter à des institutions sans morales, sans vertus, sans éthique autre que de satisfaire les actionnaires et top managers. Alors changer de banque pourrait-être une solution. Je vous recommande donc la lecture de ce dossier fait par les Amis de la Terre, association écologiste mais aussi humaniste (http://www.financeresponsable.org/rubrique.php?id_rubrique=4).

Et ma dernière maxime sera positive: »Pour changer de monde, changez de banque ». Ah, je met un copyright sur cette phrase, d’ici là qu’elle se retrouve sur une publicité d’une de nos banques préférées ;-)

Le 8 mars – journée internationale des femmes

Les femmes ont droit à leur journée. Cette date a été fixée par Lénine avec Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste Allemand.

A l’origine, c’était surtout donc non pas une fête spéciale pour honorer le beau sexe: Madame Rachida Dati, changer le journal municipal du7 ième arrondissement en  ELLE, avec des pages beauté et shopping pour des ballerines Dior à 1000 euros est-il une façon appropriée d’honorer les femmes qui luttent?

Non, cette journée du 8 c’est bien la fête de l’émancipation des femmes dans la vie, notamment par le travail. De leur émancipation par rapport aux stéréotypes que veulent leur imposer les hommes.

Honorer ces luttes encore actuelles, et défendre l’égalité entre les sexe me semble donc tout naturel. Les femmes sont payées en moyenne 31% de moins à travail égal.

Par contre, oublier le caractère révolutionnaire ou d’émancipation de cette journée, c’est lui ôter toute substance. Je ne sais si ce serait judicieux de conseiller à madame Nadine Morano de descendre à côté des masses prolétaires et réclamer l’égalité de traitement, mais je dois constater moi aussi qu’en France la situation n’est pas des plus brillantes.

Il ne s’agit pas d’établir des quotas, mais bien de lutter contre toute forme de discrimination de genre, ce 8 mars. Lutter tout simplement contre toutes les formes de discriminations.

En rien être une femme est un handicap ou une maladie, c »est un fait. Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est la femme qui lutte, et non la femme qui est. Car à la femme qui est, tous les jours devraient être fêtes. Comme tous les hommes.

Cul-de-sac consumériste: et ce n’est pas nous qui le disons

La débacle de Copenhague, vite oubliée, demain Haïti oubliée de nouveau malgré la terrible catastrophe, les SDF aussi l’hiver finit. Ne parlons pas des massacres et guerres qui minent chaque jour le monde et sur lesquelles on n’entend mot.
Ainsi va la course inéluctable des médias, selon une loi immuable: la loi de proximité.

L’importance d’un évènement est le carré inverse de sa distance kilométrique. Ainsi seules les catastrophes lointaines les plus terrifiantes ont une chance d’être présentes sur nos écrans, et dans nos têtes.

Les soldes, elles, consommer toujours plus, rien ne nous en empêche. Il faut dire que l’exemple vient d’en haut, lorsque le président de la république française, avec son train de vie austère, se met à grossièrement décrier les thèses de la décroissance. Une question, le fait-il avec autant de finesse que sa connaissance d’Al Qaida le lui permet, lui qui ne sait si l’organisation est chiite ou sunnite?

Le dogme de la croissance infinie dans un monde fini, lui, n’en fini pas d’être rabattu. On s’y accroche comme à un chapelet, un espoir.
En effet, nombre de personnes croit aux miracles de la technologie. Une foi en la science inébranlable.
Pourtant les solutions pour que l’on continue de consommer sans rien changer de nos modes de vie n’existent toujours pas. Alors ceux qui hier raillaient les utopies émancipatrices, ceux qui ironisaient sur les lendemains qui chantent, ont aujourd’hui une foi tout autant sinon plus contestable dans la science et la capacité qu’à le capitalisme à trouver des solutions.

Parlons-en de ces solutions, et je remercie les Amis de la Terre de me faire parvenir cet article canadien, paru dans « Le Devoir », le 4 janvier 2010:

« Barack Obama et la plupart des dirigeants occidentaux comptaient sur le coup de pouce des achats de Noël pour consolider la relance de l’économie mondiale [...].

Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état du monde» pour 2010.

Ce bilan annuel, signé par 60 experts, s’intitule cette année Transformer la culture: du consumérisme à la viabilité. Il définit la tendance dominante à la consommation en Occident comme «une orientation qui conduit les gens à trouver du sens, de la satisfaction et de la reconnaissance en priorité à travers ce qu’ils consomment».

[...]Amorcer des politiques vertes et des changements technologiques tout en maintenant le rythme de consommation actuel est un véritable cul-de-sac, car on accélère notre rendez-vous mondial avec les grandes pénuries de ressources. Rien ne changera substantiellement, écrit-il, «si les sociétés humaines ne changent pas leurs valeurs culturelles au point que la viabilité écologique deviendra la norme et la consommation excessive, un tabou».

Quelque 7 % des humains, soit les 500 millions de personnes les plus riches, sont responsables de 50 % des émissions de gaz à effet de serre, alors que les 3 milliards les plus pauvres ne rejettent ensemble que 6 % des émissions anthropiques.

Et l’article de mettre l’accent sur la relance « mondiale », ne laissant que quelques miettes à l’éthique et à l’écologique.
Selon le Wordwatch, si tous les humains consommaient autant que les occidentaux, la Terre ne serait viable que pour 1,4 milliard d’habitants.

Si, la Terre, selon la dernière évaluation du Worldwatch, ne pourrait soutenir de façon viable que 1,4 milliard d’habitants, soit le cinquième de son actuelle population.

Pire, on entretient dans les médias et la télevision la religion consumériste dans la tête de nos enfants:les publicitaires des États-Unis dépensent 17 milliards en 2007 pour cibler les enfants, contre 100 millions en 1983.

Et, pendant ce temps, aux États-Unis, pour chaque dollar consacré à la lutte contre les changements climatiques en 2010, le gouvernement Obama va allouer 35 $ aux dépenses militaires, ajoute cyniquement le Worldwatch.

Alors? Il ne s’agit pas comme Nicolas Sarkozy de faire le choix caricatural entre la pauvreté et ne rien changer. De prendre l’exemple d’Haïti pour caricaturer les pensées qui préconisent un autre développement que le développement durable.

D’ailleurs, qu’est-ce que la croissance verte au regard des quelques euros de ci et là investis par les gouvernements? Une croissance. La même que toutes les autres à peu de choses près.

Il s’agit, pour changer les choses, cher président, de réduire nos modes de vie en occident, notre, votre train de vie. De valoriser les services publics, la coopération, la mutualisation, de réduire les dégâts sociaux et environnementaux que l’hyper-consommation produit.

Simultanément, il s’agira d’investir surtout dans le monde, de donner, temps et efforts, non pas pour que les pays les moins riches épousent un mode capitaliste qui nous conduit à de nombreuses catastrophes, mais vers un autre modèle où l’homme et l’environnement seront au centre de nos priorités.

Quelques voeux pour 2010

J’espère que l’année 2010 sera plus utile que 2009. Ce ne qui saurait être trop difficile.

Ca commence déjà très bien ce début 2010: on parle des épisodes nuageux que traversent l’Europe, évènement très surprenant s’il en est. On parle aussi de l’identité nationale, question à laquelle un ami chilien répond: »L’identité nationale des Français? C’est de passer du temps à perdre son temps sur des questions inutiles ». On parle aussi des soldes. Beaucoup des soldes.

Achetez, mais pas n’importe quoi. L’émission envoyé spécial de la première semaine de janvier a diffusé un reportage sur la fabrication des jeans en Turquie, sur les ouvriers exposés à des risques sanitaires inacceptables.
La Turquie n’est pas le seul pays touché, la Chine tout autant bien sur, mais le Bangladesh etc.

Alors ce que j’appelle de mes voeux, c’est que 2010 soit l’année ou enfin on fera attention à nos achats, acheter moins et mieux.

D’ailleurs, j’ai pu au détour des mes errances parisiennes trouver une boutique très sympathique, 8 rue de Turennes.
Bon on y trouve des manteaux Pampa & Pop, mais on trouve des choses très abordables comme des vêtements ETHOS, beaux, coton bio et commerce équitable.
Mention spéciale à Grégory LEYNE, qui gère cette boutique avec pédagogie et passion. Je vous laisse d’ailleurs son blog: http://inthemoodformode.over-blog.com

Je ferai régulièrement le tour des coins à Paris ou ailleurs où l’on peut trouver des choses biens, abordables, éthiques et biologiques.
C’est le voeux que je me fais à moi-même.

Pour nous tous, je souhaite qu’un peu plus chaque jour il y ait un peu moins d’inégalités, et un peu plus de justice et de bonté dans le monde.

Amitiés,

Copenhague un échec inévitable: on le savait non? Courage!

Je ne sais trop si l’on doit être surpris du sommet de Copenhague, de son issue. Un texte qui sort, des objectifs de réductions sans moyens exposés. Un texte validé par les 30 premières puissantes (pour résumer) et qui est refusé par les pays les plus touchés par le réchauffement climatique, les pauvres, ceux qui produiront le plus de réfugiés climatiques (d’ailleurs le débat sur l’identité nationale n’aurait-il pas pour seule utilité de préparer la France à repousser ces centaines de millions d’immigrants?).

On se dira: mais qui sont ces pays en voie de développement qui refusent de signer, ou de faire des efforts?
Juste un exemple, sur la déforestation:Un habitant d’un pays du nord consomme 100 fois plus de bois qu’un habitant du sud. Qui est responsable?

A qui la faute? Selon moi, sans aucun doute aux « puissants », aux princes qui s’arrogent le droit de vie et de morts sur les gueux a leur solde.

Comment s’en satisfaire alors de ce sommet de Copenhague, que certains écologistes surnomment le sommet de la honte? En écoutant Michel Serre, sur France Inter samedi dernier, il disait qu’il manquait une personne à ce sommet: ce sont les représentants de la Terre. Comment l’homme pourrait-il décider qu’il est garant de l’avenir de la planète?

Ce n’est pas tant de l’avenir de notre terre qu’il faut se soucier, en dépit des espèces qui disparaissent, en dépit du fait que l’homme soit vraisemblablement devenu une force géologique: c’est surtout l’avenir de l’humanité qui est en jeux.

Les intérêts à court termes de nos puissances dirigeantes, cette société entièrement tournée vers la consommation, ne peuvent être dépassés d’un seul tour de passe passe.

Cet échec doit aussi nous interroger sur nous mêmes.

Alors je ne partage pas le pessimisme des ONG, déçues. Car le combat n’est encore pas une fois dans l’élaboration d’un monde moins pollué, mais dans une refonte radicale de nos philosophies de vie, de nos modes de consommation.

Cela se fera en passant du temps court de nos démocraties, au temps longs, en refondant tout aussi bien les fondements d’une société humaine et terrienne. Une communauté. Une « terre-patrie » comme dirait Edgar Morin.

En changeant nos quotidiens, nous pourrions changer qui sait ceux de nos voisins, de nos élus locaux, de nos élus nationaux, et de l’issue de ce genre de sommets.

Copenhague et sommet sur le changement climatique: échec ou réussite, il faudra dépasser ses enjeux

A quelques jours du sommet de Copenhague, les discussions vont bon train. Le but de cette gigantesque réunion est de dégager un consensus mondial sur la réduction des GES (gaz à effet de serre) émis par l’activité humaines au travers du capitalisme, lesquels gaz contribuant fortement à réchauffer de façon dramatique et dangereuse le climat de la planète:

  • élévation du niveau des mers
  • catastrophes naturelles
  • pollutions et changement de la faune et de la flore
  • migrations de masse (réfugiés climatiques)
  • guerres et instabilité politique .

Les GES créés par l’activité humaine, dit gaz anthropiques sont surtout émis par les pays les plus puissants de la planète, aux premiers rangs desquels on trouve les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et l’Union Européenne. Il s’avère que plus d’une cinquantaine de Pays en 1997 s’étaient engagés à baisser leurs émissions. Il n’en a rien été pour la plupart.

Après cet échec relatif, l’importance cruciale du sommet de Copenhague pèse sur les négociations avant l’ouverture : il s’agira non seulement d’afficher de bonnes intentions mais de s’y conformer, de trouver un accord concret et ambitieux sur la réduction équitable des émissions de GES.

Néanmoins, ce sommet risquerait d’accoucher d’une souris, tant les négociations s’annoncent dures. Nombres d’associations écologistes et humanistes sont au rendez-vous de Copenhague pour appuyer un changement important et décisif dans les émissions de GES.

Il y a fort à parier que les quelques opposants à la théorie du réchauffement climatiques seront aussi présents. Ces détracteurs avancent l’idée que le réchauffement de la planète serait un processus essentiellement naturel, et que l’homme n’y jouerait qu’un rôle minime. D’autres enfin, apôtre du néo-libéralisme affirment avec morgue que la chaleur « c’est bien mieux ».

Que le réchauffement climatique soit d’origine humaine en plus grande ou moindre partie, il n’en demeure pas moins que ce rendez-vous climatique ne doit pas occulter les problèmes qui grèvent notre monde, problèmes inhérents au système capitaliste:

  • exploitation et épuisement des ressources et des richesses naturelles (qu’elles soient vivantes ou inertes)
  • dislocation des sociétés et exploitation de l’homme par l’homme
  • creusement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres.

Il s’agit au delà des Copenhague, de ne pas oublier quelque soit l’issu de cette rencontre qu’il nous faut tous changer profondément notre façon de vivre, consommer moins, et vivre mieux: réduire et baisser nos consommations matérielles pour ceux qui possèdent déjà beaucoup, et partager de façon juste et solidaire les ressources et richesses avec ceux qui possèdent moins.

Tout cela ne sera finalement qu’à travers un processus qui conditionnera Copenhague: faire moins, pour plus de bonheur sur Terre.

Pour en savoir plus sur Copenhague, le lien entre le réchauffement climatique et le bétail:
http://www.viande.info/

A quoi bon courrir après l’argent?

Les indicateurs de richesse ne sont pas des indicateurs de bonheur; le produit intérieur brut ne reflète ni le bien être, ni n’intègre les paramètres environnementaux. Les pays les plus pollueurs sont aussi ceux qui possèdent le plus grand PIB par habitant (à l’instar des Etats Unis, du Japon et de l’Union Européenne). C’est la raison pour laquelle des indicateurs comme l’indice de développement humain ont été élaborés. Néanmoins, cet indice est imparfait car il se réfère à des critères purement quantitatifs (revenus, espérance de vie etc…) et oublie naturellement la notion de bonheur ou de bien être.

Un vieil adage dit « l’argent ne fait pas le bonheur », c’est aussi ce que semble indiquer le Happy Index Planet. Ce classement étudie la perception qu’ont les gens de leur vie et évalue le bonheur ressenti dans leur pays respectif. Surprise, il semble que les pays où on se dit le plus heureux ne sont pas les plus riches, ni ceux dont l’espérance de vie est la plus forte.

Je vois déjà venir les petits malins dire: bienheureux les pauvres car ils ont moins de soucis que les riches. Faux. Car la pauvreté n’est pas un critère de bonheur au vu du classement.

Par contre, ces études offrent une vision précieuse sur le fait que le bonheur ne trouve pas sa racine dans la sur-abondance. Qu’en conclure?
Que dans son modèle de développement, le modèle de société occidental cultive les paradoxes.
A l’heure où globalement les fruits du progrès sont inégalement répartis sur la planète, souvent nous occidentaux, affichons des réticences à vouloir partager, ou donner. Nous rechignons à donner aux autres pour des motifs individualistes, et qui ne nous apportent qu’un plaisir momentané. Nous travaillons pour conserver des choses et un mode de vie globalement impropre à nous apporter le bien être.

Certes, il faudrait que dans nos pays, en France, en Angleterre ou aux États Unis, la répartition se fasse un peu plus du haut vers le bas et du Nord ver le Sud mais il ne faut pas se leurrer. Procédons a un petit calcul:
le PIB mondial est de 60 000 milliards de dollars par an. Rapporté à la parité du pouvoir d’achat (PPA), c’est-à-dire au niveau de vie relatif par pays, on obtient un PIB par habitant de 9000 dollars, ce qui signifie 750 dollars par mois par habitant, donc à peu près 535 euros par mois. Rappelons que le seuil de pauvreté par habitant est d’environ 800 euros.

Ainsi, même si nous répartissions via des mécanismes de transfert l’ensemble des richesses mondiales, nous serions, selon les critères les plus communément acceptés, TOUS PAUVRES.

Alors cela doit nous amener à 3 conclusions:

  • que le libéralisme et le modèle de société occidental n’apporte pas le bonheur
  • qu’il s’appuie sur un mode de développement de croissance infinie dans un monde aux ressources finies (fin du pétrole, déforestation, bio-diversité en péril etc…)
  • que répartir du jour au lendemain toutes les richesses du monde n’apporterait pas d’autre chose que d’être tous pauvres

gandhi

Pauvre oui, au sens économique du terme, mais en terme de bonheur? Si le bonheur ne se mesure pas à la richesse il se mesure à la faculté d’une société à se reconnaître dans un système collectif, cohérent, homogène et solidaire.“Vivre plus simplement pour que d’autres puissent simplement vivre”, disait Gandhi.

Oui à l’éducation pour tous, oui pour que tous mangions à notre faim, oui au partage.
Rien ne pourra apporter le bonheur si nous ne renonçons pas quelque part à une illusoire et égoïste abondance matérielle, au profit d’un monde plus généreux et plus spirituel.

« Il n’y a de richesse que d’hommes » écrivait Jean Bodin au XVIième siècle. Et c’est s’est sans doute notre seule et véritable richesse, celle à cultiver.

La recette pour changer le monde selon les jeunes populaires

Il faut se réjouir des jeunes qui ont le courage de changer le monde. Les jeunes populaires, les jeunes de l’UMP ont réalisé un clip encourageant, qui je pense va dans le bon sens pour Copenhague, pour l’Europe, et pour le Monde.

On y voit Xavier Darcos, Christine Lagarde, Gilbert Montagné, Fredéric Lefevre,  Nadine Morano (comme toujours très impliquée) etc..

http://www.dailymotion.com/videoxbfr94

Ah, en tout cas Gilbert Montagné au volant d’une grosse voiture, c’est une façon qui sait de montrer que nous sommes dans la bonne voie pour Copenhague?

La recette est simple. Non? Espérons que cela fera naitre des vocations, de leur côté, comme de l’autre? Pour paraphraser la lettre de Michel Onfray à l’adresse de Nicolas Sarkozyà propos d’Albert Camus, lettre que je vous invite à lire ici:

« Je vous certifie, Monsieur le Président, qu’en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l’origine d’une authentique révolution qui nous dispenserait d’en souhaiter une autre. » Michel Onfray

Enfin, pour ceux qui voudraient assister à la présentation de cette vidéo, inscrivez-vous ici, c’est 5 euros. Peu cher, pour changer le monde:

http://www.facebook.com/l/df7ec;evenement.jeunesump.fr/agenda/id-1/grande-soiree-de-presentation-du-lipdub/


Aux ouvriers du père Noel…

C’est la belle période de Noël, dans la plus pure tradition occidentale. C’est un rite partagé, une tradition qui s’est diffusée jusqu’en Orient.

Certains y voient une fête commerciale, ou d’autres l’occasion de célébrer la paix et la fraternité, tout en offrant des cadeaux.

Un fête en temps de crise pour oublier la crise? En tout cas, comme chaque année, des millions de jouets, des milliards de tonnes de nourritures grasses, des centaines de millions de tonnes de carbones et de pollutions diverses vont être émises. Le tout finira sans doute à la poubelle délaissé par nos chers têtes blondes, ou dans l’environnement, ou dans l’atmosphère.

Les intérêts écologiques ne nous feront pas non plus oublier, qu’en dehors de la formidable gabegie que constitue cette fête, des millions de travailleurs précaires et exploités sont à contribution dans les usines du père Noël.

A ce titre, une petite chanson affreusement chantée, mais dont le texte est pourtant d’une ironie mordante:

Image de prévisualisation YouTube

Le ton de la chanson est ignoble, mais le message nous frappe. Comme le dit Didier Super: « c’est mieux d’en rire que de s’en foutre ».

Si le sujet vous intéresse un tant soit peu, un rapport sur l’industrie du jouet vient de sortir.

Vous pouvez télécharger le rapport de Peuples Solidaires ici.

Si 200 millions d’enfants travaillent (chiffre en deçà des réalités) et n’ont pas droit à un Noël ni même à un quotidien décent, la situation dans l’industrie du jouet laisse apparaître que  de moins en moins d’enfants sont employés dans les usines chinoises.

Néanmoins les travailleurs du jouet sont et restent des esclaves au service de nos chers enfants sages, ou pas:

  • horaires démentiels (12 à 14 heures par jour)
  • salaire de misère
  • conditions d’hygiènes et de santé déplorables
  • droits sociaux bafoués

A ceux qui font de Noël une fête chrétienne, je vous invite à songer à l’austerité de la naissance de Jésus. Je vous invite à pense à tous les enfants, les jeunes, les vieux, qui tôt ou tard ont vu le jour dans une crèche aux allures de taudis à cause de l’indifférence d’une société.

Je vous invite à songer à cette famille qui dans le mythe ne trouva refuge que dans une étable à cause de l’indifférence d’autrui. Je vous invite à penser à ces SDF que furent cet ouvrier du bois Joseph d’Arimathie, et sa famille.

Alors que ce Noël soit le noël de tous les SDF, de tous les ouvriers exploités, de tous les apatrides, de tous les sans-papiers, de tous les jésus de toutes les origines ou religions, de ces personnes qui sont nés dans des taudis.

A la différence du Jésus, ces jésus là pour la pluspart échappent aux miracles. Eux n’ont pas la chance d’avoir un papa Dieu.

A tous les jeunes, vieux, à tous les jésus je vous souhaite un joyeux noël. A nous autres je souhaite de partager un peu plus, de compatir, mais d’agir aussi, afin que de moins en moins de nos frères, de toutes les origines, ne soient esclaves d’une fête qui n’a de fraternelle parfois qu’un écho toujours plus lointain.

Un noël éthique avec sa carte de crédit

Nous nous rappelons tous de ces affaires, ou des marques reconnues internationalement ont été condamnées car se faisant fournir en produits fabriqués par des enfants et des sous-traitants asiatiques peu regardant des droits de l’homme. Invoquer le prétexte de nous fournir le meilleur prix, voilà un argument quelque peu audacieux quand il s’agit pour un fabriquant de se constituer sur le dos de la misère de généreuses marges. La situation s’est améliorée parait-il, à grand coup de scandales et d’éclairages médiatiques. Néanmoins, les délocalisations « rationnelles » (question: la pauvreté est-elle rationnelle?), continuent, et les carnets de commandes de nos sous-traitants asiatiques, malgré les soubresauts des économies occidentales, restent pleins.

Le cas du sportwear n’est pas isolé, citons par exemple Burbuerry, grande marque du luxe, qui a liquidé toutes ses productions britanniques, tout en conservant les mêmes prix. Ah, quand le luxe se met au « parfum » de la mondialisation.

Des efforts notables ont été fait, mais ce rappel n’est pas vain en ces périodes de fêtes. Nous allons passer des heures à nous choisir de belles tenues, et pas chères tant qu’à faire.
Dans notre agenda, non seulement noël, mais le premier de l’an, et bientôt les soldes! De quoi nous tirer de la sinistrose ambiante? Pour vaincre la raréfaction de l’argent, rien ne vaut que de le dépenser. Pour contrer la surabondance, consommons encore plus!

J’espère alors que mon petit billet ne vous déprimera pas…

Car les dessous de toutes ces histoires n’ont pas beaucoup changé. En effet les pratiques de nos grandes marques restent les même, c’est à dire faire pression sur des fournisseurs sans garantie tangible de respect de travailleurs (et encore moins de l’environnement). Tout l’art de nos débonnaires marques occidentales, c’est de se créer des codes éthiques non vérifiables, de chartes en tout genre, et de sourire benoitement lorsque les fournisseurs se plient aux exigences. Le consommateur peut être heureux. Les actionnaires aussi.

Certains esprits narquois seraient tenté de dire « nos belles entreprises se feindre de codes éthiques que des fournisseurs se feignent de respecter ». Et bien moi je dis… qu’ils ont raison!

En tout cela selon ce rapport complètement accablant pour Carrefour, H&M, Wal Mart, Tesco, Aldi etc… j’en passe et des meilleurs.
Pour ceux qui aiment les images, je ne saurai trop vous recommander le documentaire « A Killer Bargain ». Sans appel pour nos distributeurs à l’éthique si scandinave.

Bref, profitez bien des fêtes. Et si vous voulez vraiment dépenser n’oubliez pas que votre carte bleue, c’est aussi un bulletin de vote pour dire « oui je veux changer le monde à la mesure de ce que je consomme ». Plus qu’une consommation, c’est une action citoyenne, pour donner un signal fort aux producteurs: que nous n’acheterons plus sans savoir, que nous encouragerons par nos achats les pratiques les plus respectueuses des droits de l’homme et de l’environnement.

Je salue au passage l’excellent travail d’éthique sur l’étiquette.

Qui sommes-nous?

Plusetmoins est une petite organisation, dont le but est de permettre un éclairage sur des petites améliorations et réflexions qui peuvent changer la vie.

Ces réflexions nous ont poussé à créer cette petite structure, à la fois de reflexion, mais aussi un cabinet.

Devant le gaspillage de ressources, tant humaines que naturelles, notre association veut apporter des conseils et proposer ses services pour changer la donne.

Quels sont nos buts?

Ce cabinet a pour but de promouvoir les méthodes et organisations respectant les hommes dans l’entreprise, la société et l’environnement, en appuyant son expertise sur des référentiels d’audit et de certification pré-existants (EMAS sur le volet environnement, SA 8000 et le GRI sur le volet social). A terme « Plus et Moins » se dotera des moyens de devenir auditeur sur ces référentiels.

La seconde mission du cabinet est de permettre à des consultants ou à des personnes ayant une bonne expérience du management (quelque soit le niveau d’étude, l’âge, ou le type de structure) de pouvoir apporter leurs expertises et connaissances au sein d’un cabinet respectant leurs différences, et capitalisant sur ce qui les réunit, c’est-à-dire une vision commune du monde de l’entreprise et des organisations.

Enfin, le cabinet aura pour mission de proposer et porter des projets, pour durablement améliorer la cohésion sociale.

Plus et Moins depuis sa création a contribué à :
- Une aide opérationnelle auprès de la Plateforme Française du Commerce Equitable dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable
Projets en cours :
- L’élaboration d’un projet de charte d’achat pour les organisations syndicales et politique avec des acteurs du commerce équitable
- L’aide à l’élaboration de labels et de certifications sociale en collaboration avec des syndicats nationaux et internationaux
- L’élaboration d’une structure permettant de joindre au conseil/formation en développement durable l’insertion professionnelle de juniors et seniors


Petit test du google map près de chez vous

Près de chez vous, nous avons localisé les boutiques qui font soit du bio, soit du commerce équitable, soit les deux!


Afficher Du bio et de l’éthique à côté de chez vous sur une carte plus grande