Aux ouvriers du père Noel…

C’est la belle période de Noël, dans la plus pure tradition occidentale. C’est un rite partagé, une tradition qui s’est diffusée jusqu’en Orient.

Certains y voient une fête commerciale, ou d’autres l’occasion de célébrer la paix et la fraternité, tout en offrant des cadeaux.

Un fête en temps de crise pour oublier la crise? En tout cas, comme chaque année, des millions de jouets, des milliards de tonnes de nourritures grasses, des centaines de millions de tonnes de carbones et de pollutions diverses vont être émises. Le tout finira sans doute à la poubelle délaissé par nos chers têtes blondes, ou dans l’environnement, ou dans l’atmosphère.

Les intérêts écologiques ne nous feront pas non plus oublier, qu’en dehors de la formidable gabegie que constitue cette fête, des millions de travailleurs précaires et exploités sont à contribution dans les usines du père Noël.

A ce titre, une petite chanson affreusement chantée, mais dont le texte est pourtant d’une ironie mordante:

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Le ton de la chanson est ignoble, mais le message nous frappe. Comme le dit Didier Super: « c’est mieux d’en rire que de s’en foutre ».

Si le sujet vous intéresse un tant soit peu, un rapport sur l’industrie du jouet vient de sortir.

Vous pouvez télécharger le rapport de Peuples Solidaires ici.

Si 200 millions d’enfants travaillent (chiffre en deçà des réalités) et n’ont pas droit à un Noël ni même à un quotidien décent, la situation dans l’industrie du jouet laisse apparaître que  de moins en moins d’enfants sont employés dans les usines chinoises.

Néanmoins les travailleurs du jouet sont et restent des esclaves au service de nos chers enfants sages, ou pas:

  • horaires démentiels (12 à 14 heures par jour)
  • salaire de misère
  • conditions d’hygiènes et de santé déplorables
  • droits sociaux bafoués

A ceux qui font de Noël une fête chrétienne, je vous invite à songer à l’austerité de la naissance de Jésus. Je vous invite à pense à tous les enfants, les jeunes, les vieux, qui tôt ou tard ont vu le jour dans une crèche aux allures de taudis à cause de l’indifférence d’une société.

Je vous invite à songer à cette famille qui dans le mythe ne trouva refuge que dans une étable à cause de l’indifférence d’autrui. Je vous invite à penser à ces SDF que furent cet ouvrier du bois Joseph d’Arimathie, et sa famille.

Alors que ce Noël soit le noël de tous les SDF, de tous les ouvriers exploités, de tous les apatrides, de tous les sans-papiers, de tous les jésus de toutes les origines ou religions, de ces personnes qui sont nés dans des taudis.

A la différence du Jésus, ces jésus là pour la pluspart échappent aux miracles. Eux n’ont pas la chance d’avoir un papa Dieu.

A tous les jeunes, vieux, à tous les jésus je vous souhaite un joyeux noël. A nous autres je souhaite de partager un peu plus, de compatir, mais d’agir aussi, afin que de moins en moins de nos frères, de toutes les origines, ne soient esclaves d’une fête qui n’a de fraternelle parfois qu’un écho toujours plus lointain.

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