Qu’est que le commerce équitable? Pas un luxe de bobos, mais le commerce tel qu’il devrait être, tout simplement…

C’est un petit quelque chose dont l’on parle dans les médias depuis quelques années, qui agace un peu ceux qui n’aime pas qu’on leur dicte des leçons, et qui écorche parfois notre sensibilité occidentale fondée sur le toujours plus et toujours moins cher.

Qu’est donc que ce terme utilisé dans la bouche de tant de bobos et d’alter-mondialistes hippies?

Voici la définition reprise par Artisans du Monde, le leader français dans le domaine:

« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.»

Une chose nous interpelle, on parle de changer « le commerce international conventionnel », cela voudrait-il dire que les conventions internationales sont injustes, inéquitables?

On pourrait répondre « oui ». Mais on pourrait aussi se référer tout simplement à une convention: celle de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
Cette dernière fixe de manière assez précise quelles sont les conditions normales de travail. Il s’avère que ces lois, que presque tous les pays ont signé, sont violées, en particulier dans les pays dont nous achetons les produits pour une bouchée de pain.

Les droits des travailleurs sont donc très souvent bafoués, au nom de prix toujours plus bas, au nom de notre frénésie de consommation.

Le commerce selon l’OIT, le commerce pour ceux dont la conscience est active et prend acte dans le monde, n’est pas un luxe de bobos. C’est juste la définion du commerce tel qui devrait être.

Le prix juste, n’est pas celui qu’on est prêt à payer: c’est celui auquel une personne devrait offrir le fruit de son travail, pour assurer santé, culture, éducation et avenir à elle et à sa famille.

Certes, on est très loin de nos préoccupations pour le dernier « Aie-Phone 8G », pour les derniers vêtements de marques, pour le prêt à consommer et prêt à jeter.

Alors alors, si à défaut d’un n-ième gadget, qui finira à la poubelle quelques mois après, et qui aura été le fruit de l’exploitation de travailleurs ou d’enfants réduits à la condition d’esclave (aujourd’hui 200 millions d’enfants sont obligés de travailler):
faisons un petit effort, pour qu’un peu plus chaque jour, nous achetions moins, nous achetions mieux de notre coté, pour plus de bonheur, pour que ceux qui tentent de survivre aient la chance de vivre aussi.

Laisser un commentaire